D’un côté 17 millions de Chinois employés dans le textile et gagnants 75 cents d’euros de l’heure et de l’autre plus que 60 000 Français, dont un tiers seulement travaillent encore à la production pour un coût…30 fois supérieur.
La messe est dite, d’autant que le gouvernement a des Airbus à vendre – le prix d’un A320 équivaut à 20 millions de chemises chinoises - , les distributeurs ont des profits à réaliser – les 40% de marge gagnés par rapport aux produits marocains par exemple tardent à être répercutés sur les prix de vente - et les consommateurs des affaires à saisir, personne ne s’inquiétant du pays d’origine lorsque « ça plaît et que cela ne coûte pas trop cher », dixit une vendeuse.
Et la qualité ? Sacrifiée au prix le plus bas du monde par les grandes centrales d’achat, qui pratiquent le redoutable système des enchères inversées auprès des fournisseurs ; assumée par des consommateurs pragmatiques et conscients de sa dégradation, mais qui se disent qu’ils achèteront plus souvent (ce qu’ont bien compris les nouvelles enseignes de prêt-à-porter comme ZARA ou H & M en accélérant le renouvellement de leurs collections).
A moins que demain, les Chinois ne réussissent le tour de force de proposer au monde entier des prix et de la qualité, ce que n’est pas loin de penser le Pdg de STYLECO , qui ne tarit pas d’éloges sur le respect des délais et de la qualité par ses partenaires chinois.
Allez surfer sur le portail MADE-IN-CHINA par exemple et vous comprendrez mieux ce que nous réserve l'Empire du commerce…
Sources : Libération et Sud-Ouest du 260405